Upcycling is better.

Posté par: Aurelie J. Dans: Inside Le:

Mais au fait c'est quoi l'upcycling ?

Aujourd’hui en pleine ferveur de la Fashion week à Paris, on avait envie de vous expliquer un peu plus en détails ce qui est au cœur de notre démarche d’éco-conception : l’upcycling. Tout le monde n’est pas expert hein !

 

Quand on a commencé à imaginer Rive Droite avec Yasmine et Sofia, une chose était sûre : on voulait mettre notre pierre à l’édifice. Contribuer, à notre échelle bien sûr, à faire avancer les choses et faire en sorte que l’une des industries les plus polluantes au monde, la mode, se transforme, petit à petit.

Ca peut paraître fou mais on y croit dur comme fer à cette histoire de colibri (vous la connaissez la légende ? le feu ravage la forêt, les animaux restent terrorisés à ne rien faire. Sauf le colibri, qui s’active, sans relâche, pour ramener de l’eau dans son petit bec et éteindre le feu. Parce que colibri veut faire sa part). Nous aussi on a profondément envie de faire notre part avec Rive Droite.

Car on peut créer de jolis accessoires tout en réduisant notre impact environnemental. Et travailler à partir de ce qui existe déjà, c’est possible !

 

Alors on a regardé autour de nous, et on a réalisé que le Maroc, où vivent Yasmine et Sofia, avait des ressources de tissus extraordinaires. Quand certains y voyaient des « déchets » ou des « chutes » prêts à être détruits ou envoyés dans des marchés informels en Afrique sub-saharienne pour finir on se sait trop comment d’ailleurs, nous on y a vu une chance incroyable.

Bon, on ne va pas vous la faire en mode « on a commencé à acheter ces chutes et tout a roulé parfaitement ». NON. Ce serait vous mentir. En vrai, ca a été le début de la galère !

Imaginez la scène : une jeune femme, Sofia, qui se rend dans des usines textiles au Maroc et qui demande à acheter les chutes de la production de denim du jour. Imaginez encore cette même jeune femme dans les marchés aux tissus de Casablanca à se ruer sur des fins de rouleaux de tissu, pour être la première sur le « coup ». Pas simple. Encore moins pour une femme.

Mais on travaille sans relâche pour instaurer des relations de confiance avec nos fournisseurs qui sont de moins en moins réfractaires à notre démarche et de moins en moins étonnés de nous voir venir et revenir, de plus en plus souvent.

Car c’est ça notre façon à nous de faire de l’upcycling.

 

L’upcycling c’est littéralement faire du beau avec du vieux.

 

Il y a globalement 2 façons de faire :

1/ travailler à partir de vêtements existants, les déconstruire pour les reconstruire. Acheter un vieux jean, le mettre en morceaux et créer une chemise par exemple. Ce n’est pas ce que nous avons choisi de faire.

2/ travailler à partir de matières existantes. C’est ça notre truc ! On rachète des fins de stocks de tissus dont plus personne ne veut car la production est finie. Nous on adore ! On s’en sert pour les doublures de nos accessoires. Ca nous permet d’avoir des tissus de super qualité, et qui changent au gré des arrivages.

On achète aussi des chutes de denim dans des usines de confection qui travaillent pour des grandes marques de jeans.  Ces chutes de production sont aussi de grande qualité, c’est juste que cela demande beaucoup plus de boulot ensuite pour préparer la matière avant la confection de nos accessoires.

Mais si c’était plus simple, ce serait moins drôle.

Et surtout cela n’aurait aucun sens pour nous de faire autrement.

#upcyclingisbetter